Un livre que j'adore , que j'aime ,
Pour toujours ...Extrait 1 :
Tristan
Le surveillant sorti, Mme Ruspil se tourna vers la nouvelle élève.
_Sois la bienvenue... Célia... C'est bien ça ?
_Non, Madame , Clélia .
La prof eut un sourire surpris .
_Clélia, c'est un beau prénom. Sais-tu qu'il est portée par un des personnages les plus célèbres de la littérature romantique ?
_Clélia Conti dans La Chartreuse de Parme. Je crois que mon père a tellement été marqué par ce livre que mon prénom était choisis bien avant ma naissance. Malheureusement pour lui, je ressemble peu à l'héroïne de Stendhal.
_Tu conais La Chartreuse de Parme ?
_Oui.
_Tu a étudié ce roman avec ton précédent professeur de français ?
_Non, je l'ai lu à la maison, mais ce n'est pas tout récent. J'ai beaucoup apprécié.
L'échange avait eu lieu dans un silence inhabituel que Said fit voler en éclats.
_Il est trop beau ton zomblou Stendhal ! Lui aussi , il a été choisis bien avant ta naissance ?
Mme Ruspil, furibonde, pivota vers lui tandis que Clélia donnait l'impression de vouloir disparaître dans sa veste. Un éclat de rire monumental secoua la classe que seul un hurlement de la prof parvint a enrayer.
-Taisez-vous ! vociféra-t-elle. Vous etes ridicules !Said , encore un mot et je te flanque quatre heures de colles, compris ?
_M'dame , c'était de l'humour, rigola Said. Il est chouette son zomblou, un peu grand, d'accord, mais chouette. Le grand père de Vanessa, il a le même. Pas vrai Vanessa ?
_Said !
_C'est bon M'dame. J'me tais... Brutus et mouche cousue !
[...]
Plus personne ne s'occupa de Clélia. Personne sauf Tristan.
Il venait de pénétrer dans un autre monde.
Clélia était assise à moins d'un mère de lui, et, fasciné, il ne parvenait pas à détachait son regard de sa nuque. Il y lisait une tension énorme, une finesse frôlant la fragilité, une extraordinaire harmonie. Une courbe magique dont la prefection était sublimée par les mèches folles de sa chevelure et l'éclat de sa peau couleur lumière.
Il n'en revenait pas de l'émotion que pouvait faire naître en lui cette simple vision.
Il s'y engloutit.
[...]
_J'ai pas suivi le début... grimaça Tristan.
_Il roupillait M'dame , se déchaîna Said. La grammaire, sa l'endort toujours !
_Said, tais-toi !menaça la prof. Tristan , je recherchais un élève assez aimable pour consacrer à Clélia l'heure de permanence que vous avez demain matin de neuf a dix .Il faudrait lui expliquer le fonctionnement du collège et surtout lui communiquer les pistes que nous avons déterminées en classe pour la rédaction de votre devoir. Le devoir que vous étiez censés me rendre aujourd'hui... Te portes-tu volontaire ?
_Ben...
_Oui ou non, Tristan ?
_Ok, c'est d'accord.
_Merci Tristan, je...
Un monumental éclat de rire lui coupa la parole. Said s'était levé et se tapait sur les cuisses.
_J'le crois pas ! tonitrua-t-il. Tristan a flashé sur Stendhal ! Tu veux lui chourer sa veste ou quoi ?
Mme Ruspil allait intervenir, Tristan , debout, la devança.
_Ferme-la, bouffon, si tu veut pas que je te ramasse la gueule !
Silence.
_Cool, Tristan, cool, finit-il par murmurer.C'était une blague ,une simple blague.
_C'est d'la merde tes blagues !
Extrait 2
Clélia
Mardi 16 janvier
Rencontre.
Regards.
Echanges.
Esquisse d'un possible différent. Ailleurs. Si près ...
Au sein d'une multitude d'élèves, Trstan semble être le seul être humain en dehors de moi à fréquenter ce collège, mais la muraille dont il s'entoure est aussi lisse qu'une plaque de verre , aussi solide qu'un écran d'acier...
Pourtant ,un fil existe, translucide, presque irréel, comme un rêve en forme de pont entre nous.
Papa m'a demandé où j'avais cueilli mon sourire. Réponse parfaite dont l'arondi caresse les courbes de mon humeur, je lui ai souri
Il n'a rien ajouté.
Il a compris .
Extrait 3 :
Tristan
_Allô Maman ?C'est Tristan... Non, Tout va bien... Attends, laisse-moi t'expliquer... Oui j'ai vu l'heure mais...Je sais ...laisse moi parler bon sang ! C'est ce que j'essaie de te dire depuis tout à l'heure... D'accord, je m'excuse. Je peux parler maintenant ?... Clélia avait des soucis. A cause de moi. Je n'avais pas été très correct. Je suis partie à sa recherche et nous nous sommes expliqués... Clélia... Oui la fille que j'aime... Allô Maman ? T'es toujours là ? Je croyais que tu avais raccrochés. C'est important ,tu sais,il falait que l'on se voit, que l'on ...Quoi ? ... Tu comprend... Tu es rassurée... Je peux prendre mon temps... Tu es sure que ça va ,Maman ?... Bon , eh bien, j'arrive bientôt alors... Ciao Maman .
Extrait 4 :
Clélia et Tristan
_On doit se quitter maintenant ,non ?
_Non, Tristan, On ne se quitte plus.
_Mais...
_C'est comme ça Tristan, Tu n'as pas le choix. Supposons que tu m'embrasses. Là. Maintenant. Ce que tu comptes faire, j'espère... J'aurai la moitié de la nuit pour penser à ce baiser, et l'autre pour imaginer celui que tu m'offriras demain sur notre banc. Nous serons ensemble toute la nuit, mais cela va plus loin. Nous ne nous quitterosn plus jamais.Où que tu sois, quoi que nous devenions, mes actes, mes paroles, mes rêves s'agenceront toujours autour de toi. Tu vis dans mon coeur, Tristan, même si tu crois exister ailleurs .La vérité est amour , tout le reste est illusion.
Il voulu parler masi elle le baîllona de sa bouche jusqu'à ce qu'il comprenne qu'elle avait raison.
La vérité est amour, tout le reste est illusion.